dimanche 23 avril 2017

Promenade botanique à Donnant


  A partir d'avril, quelques pas autour de la dune de Donnant et l'on rencontre un florilège de plantes remarquables.
Cynoglosse des dunes (Omphalodes littoralis) ; une Borraginacée endémique du littoral français (8 stations dans le Morbihan)
Ophrys de la passion (Ophrys passionis) ; une Orchidacée méditerranéenne atlantique protégée
(8 stations dans le Morbihan).



                                                                             

Rosier pimprenelle
 (Rosa pimpinellifolia),
 dans le Morbihan cette Rosacée rampante est cantonnée aux milieux maritimes où elle occupe une vingtaine de stations.




Luzerne marine (Medicago marina), Fabacée (Papilionacée) localisée dans une douzaine de sites dunaires du Morbihan. Ne pousse pas au nord de Brest.
Giroflée des dunes (Matthiola sinuata), Brassicacée présente sur tout le littoral du Morbihan.



Belle-Île représente 2% de la surface du Morbihan et possède 56% des espèces du département. Avec le guide Géorama « Découvrir Belle-Île par le sentier côtier », chaque promeneur peut apprécier les multiples facettes de ce haut lieu de la biodiversité.

dimanche 5 mars 2017

En hiver, l’Éden du voyageur : un paradis pour les abeilles.

En hiver, l’Éden du voyageur : un paradis pour les abeilles.
La douceur de la fin février a incité les abeilles à butiner. Elles se régalent parmi les bruyères, les Grevillea et les Callistemon qui sont pleinement épanouis.

Miel et Pollinisation
Les bruyères forment des masses colorées qui attirent les abeilles, leurs fleurs produisent du pollen mais aussi du nectar. D'où le double intérêt pour les abeilles qui se nourrissent, ainsi que leurs larves, avec le pollen (riche en protéines).
La récolte du nectar se fait par succion et son transport dans le jabot des abeilles qui peut contenir 70 mg de nectar,soit la récolte de 100 fleurs de pommier. Elles stockent ensuite le nectar dans les alvéoles des ruches où il sera transformé en miel par les ouvrières (afin de leur servir de réserve en hiver).

En butinant, les insectes assurent la pollinisation croisée car les anthères des fleurs de bruyères accolées et reposant sur le bas de la corolle forment ainsi un petit tube qui en barre l'entrée. En forçant ce passage pour collecter le nectar à la base de l’ovaire, le pollinisateur se couvre du pollen des anthères et le déposera sur le stigmate de la fleur suivante.
Le nectar contient environ 40% de sucre (saccharose, fructose et glucose). Les acides aminés, protéines, acides organiques, vitamines et enzymes sont également présents.
La Propolis
La nature et les jardins fournissent aussi les cires et cuticules qui serviront pour fabriquer la propolis. Tout d'abord comme un ciment pour fermer l'entrée de la ruche (à l'origine un trou dans un arbre) et garder une bonne température (37°C). Mais de plus, c'est un antibiotique qui évite la propagation des microbes dans la ruche. Les abeilles maçonnes, en effet, modifient ces cires par leurs sécrétions salivaires, et leur donnent des vertus médicinales (dont les humains ont appris à utiliser).
Dès que la température atteint 20°C, les abeilles collectent les cires et cuticules dont sont enduites les aiguilles de conifères et sur les feuilles de certaines plantes adaptées à la chaleur (cistes, thym) mais aussi sur les bourgeons des arbres (marronniers et peupliers).
Elle les transportent dans les "culottes " de leurs pattes arrières, comme le pollen.

Christian Konrad Sprengel a été le premier à comprendre le rôle pollinisateur des abeilles en 1793.
L'apport des abeilles dans la pollinisation des cultures approche 3.000 €/hectare/an. La valeur économique de la pollinisation a été estimée en 2005 à 153 milliards d'euros, soit 9,5%  de la production alimentaire mondiale à destination de l'homme, selon une estimation de la revue Nature Communications en 2015.







Pour encore mieux connaître les bruyères, les Grevillea et les Callistemon, il suffit de feuilleter mes livre : "Le tour du monde dans son jardin" et "Découvrir Belle-Île par le sentier côtier" aux Éditions Géorama.

samedi 21 janvier 2017

Encore des fleurs à l'Éden du Voyageur, malgré le froid

Pour commencer Lavatera assurgentiflora (Malvacée)  et plusieurs  Correa reflexa (Rutacée)
Une Californienne fleurie pratiquement toute l'année et des Australienne épanouies en hiver.   
                                                                          

Elles résistent aisément aux basses températures de cet hiver où par 2 fois il a fait -3°C
Les Erica darleyensis ne craignent pas le givre, mais les Grevillea lanigera, n'en raffolent pas. 

photo 1-2 
 Les Grevillea sont des Proteacées du Sud-Est australien, aux fleurs très originales, celles du
Grevillea lanigera Mount Tamboritha sont dites en forme d’araignée.



               
Le Banksia integrifolia  (jaune) est une autre Protéacée mais aux fleurs dites cylindriques éclosent actuellement à l'Eden du Voyageur.                              Le Callistemon citrinus (rouge) doit son nom                                                                                 à son parfum citronné et fait partie des Myrtacées.                                                                                  .

Voici maintenant l'Acacia baileyana purpurea, une autre plante australienne fleurie pendant l'été australe, c'est à dire en janvier/ février. Lui aussi fait partie des Myrtacées, mais contrairement aux Callistemon dont les fleurs sont en écouvillons, celles des Mimosas (le nom vernaculaires des ces Acacias) sont des glomérules apétales composés principalement d'étamines. 


Deux autres Protéacées qui narguent les frimas dans ce petit paradis végétal de Bordery:
Leucadendron Safari sunset, dont les pièces colorées sont des bractées Protea nerifolia 'Pink red'.


C'est un hybride Néozélandais attractif toute l'année par ses nuances de couleurs                                                                                                                           FINALEMENT AU JARDIN DU VOYAGEUR ON PROFITE DES FLEURS EN TOUTES SAISON!                                                                   
Celle-ci présente de splendides fleurs rose-vif au cœur de l'hiver.


mardi 6 décembre 2016

Un mois de décembre tout en fleurs à l’Éden du Voyageur.

L'hiver est là mais plus de 30 espèces de fleurs sont épanouies au jardin. Cette page présente les plus originales.  

                                                                                               Grevillea lanigera 'Mount Tamboritha'          

Protea neriifolia 'Pink ice' du Cap, épanouie en décembre


    
     Dahlia impérial grimpant du Mexique                                Delairea odorata, Sénécio liane du Cap

            
            Salvia leucantha du Mexique                                
Tibouchina urvilleana du Brésil



                          Brugmansia sanguinea                                                        

A côté d'elles resplendissent : Rosa Opalia, Rosa Astronomia, les Callistémon, plusieurs espèces de Grevilleas, des Cestrums, des Euyrops, Anthémis, Nérines, Véroniques, Iochroma, des Sauges mexicaines, les Cupheas rustiques de chez Guillaume Jégo, sans oublier le début des Correa et des Bruyères alors que le Bougainvillier est encore en pleines fleurs.
                 Schizostylis coccinea

samedi 22 octobre 2016

Quelques fleurs d'octobre à l’Éden du Voyageur

Cet automne particulièrement beau permet l'épanouissement dans de bonnes conditions de fleurs souvent défrisées par les coups de vent. En voici quelques unes :

Podranea ricasoliana
Une vigoureuse grimpante sud africaine de la famille des Bignoniacées. Floraison en trompettes roses d'octobre à décembre. Bouture offerte par Lucien Baudet d'Arnaud (Locmaria).


Passiflora violacea
Passifloracée hybride de P. caerulea et de P. racemosa, nommée aussi Passiflora amethystina. Grandes fleurs globuleuses violet pourpre à couronne violet foncé de l'été jusqu'en début d'hiver (ses fruits sont insipides). Bouture recueillie sur une palissade à St Pierre Quiberon.

Passiflora 'Coral glow'

Passifloracée hybride de P.manicata, P. Mixta et P. tripartita var. Molissima. Très vigoureuse grimpante à la superbe floraison rose vif de juillet à décembre. Peut couvrir 20m² en deux ans mais se contrôle aisément par la taille en fin d'hiver. La plante m'a été offerte par Guillaume Jégo de la Pépinière La Laurisylve de Port Gwen (Le Palais) qui la propose à la vente ainsi que des dizaines de plantes originales pour climat doux.

Ces 3 grimpantes ne sont pas exigeantes sur le sol mais demandent une situation ensoleillée et l'abri du vent. (-5°C)

Chrysanthème rubellum 'Clara Curtis' 
Astéracée sans doute d'origine hybride proche du chrysanthème de Sibérie. Vivace à fleurs roses parfumées de 7 cm à centre jaune. Prospère au soleil ou à mi-ombre, beaucoup plus belle et compacte si on rabat les tiges en mai puis en juillet. (-15°C). Offerte par Monika Jost de Port Coter (Locmaria)
 Fascicularia pitcairnifolia bicolore 

Broméliacée terrestre du Chili dont les feuilles se parent de rouge en automne pour attirer les pollinisateurs vers les grandes fleurs bleu-pales. Sans doute jetée accidentellement, la plante s'est installée sur 100m² dans une falaise proche de la pointe de Taillefer à Belle-Île où j'ai prélevé un rejet. (-6°C)

 
Erythrina crista galli 
Fabacée formant un arbuste buissonnant épineux originaire des zones chaudes d'Amérique de Sud, ses spectaculaires épis de longues fleurs corail s'épanouissent en début d'été puis en automne. Plein soleil , abri du vent (-6°C). Provient des Pépinières Stervinou ( 29290 Guipronvel)




mardi 13 septembre 2016

Comment garder un beau jardin par temps sec.


Voici quelques images de l’Éden du Voyageur en août et septembre dont certaines prises par Frédéric Chehu, un photographe professionnel passionné de jardin et qui vit à Belle-Île une partie de l'année.
 
Je dispose de réserves d'eau reliées aux gouttières des mes (nombreuses) cabanes ; mais elles sont à sec depuis fin juillet.

Mon puits de 3,5 m a tenu jusqu'à fin juillet, depuis, il donne un demi-mètre cube tous les soirs. Cela suffit pour un tiers du jardin, je fais donc une rotation.
La mare est alimentée par les gouttières de la maison, le niveau a baissé mais reste suffisant pour les nénuphars.
Calcéolaire jaune, Perowskia bleu et Rosa chinensis mutalis
 
 
 Je n'arrose que la partie principale de la pelouse (3000m²), celle qui sert d'écrin aux grands massifs.
Beaucoup de mes allées sont en écorces, parfois végéralisées avec Phylla canescans, une verbénacée sud-américaine très résistante et qui fleuri tout l'été (rusticité -12°C).
 
J'ai épandu de l'engrais liquide sur cette pelouse, (à l'arrosoir) fin juin et mi-juillet, depuis, je l'arrose une fois par semaine.
 
Tous mes massifs sont paillés avec du broyat tout venant mais âgé de plus d'un an, donc composté. Le broyat frais pompe l'azote du sol pour se transformer en humus, je le réserve aux allées et l'entend ensuite autour des plantes.
Cassia floribunda jaune, Halimium lasianthum à feuillage gris et bruyères.

L'Eden du Voyageur possède des massifs composées essentiellement d'arbustes à fleurs peu exigeant en eau. De plus, parmi eux figurent un grand nombre de Légumineuses et autres plantes qui apportent de l'azote au sol ( Genêt, Cassia, Mimosa, Sesbania, Pittosporum, Céanothe) ou vivant en symbiose avec des champignons (Bruyères, Arbousier, arbres fruitiers et d'ornement).

 
Sesbania punicea, Fabacée sud-américaine et abeille charpentière

Cela dit, comme le rappelle ce proverbe Touareg : « Ce n'est pas l'eau qui fait le jardin, c'est le jardinier ».










 


Les visites su jardin se poursuivent jusqu'à fin septembre.


Pour en savoir plus sur les plantes et les Touaregs, consultez mes livres aux éditions Géorama: "Le Tour du mode dans son jardin" et "Proverbes Touaregs"
 




mardi 2 août 2016

Un mois d'août tout feu tout fleur à l'Éden du Voyageur

Le mois d'août est le moment le plus coloré au jardin Éden du Voyageur.



 L'orange des pavots de Californie se mêle au rose opalin du rosier Astronomia qui est encadré à droite par l'onagre 'African queen'.
En fond de massif, un superbe Cassia x floribunda jaune a été colonisé par un groupe de montbrétias orange.
Le buisson argenté sur la droite est un Halimium lasianthum, plante de la péninsule ibérique, hybride naturel entre ciste et halimium alyssoides.


Les agapanthes bleues encadrent des Crocosmias 'Lucifer'.
Deux plantes de la province du Cap, un des haut lieu de la biodiversité végétale.









Les Coreopsis jaunes (USA, Mexique) forment le 1er plan idéal pour les fleurs orange d'un magnifique Leonotis leonorus du Cap. Sur la droite un Cordyline australis pourpre (de Nouvelle Zélande) complète le tableau.

TOUS LES DETAILS SUR CES PLANTES FIGURENT DANS MON LIVRE: "LE TOUR DU MONDE DANS SONS JARDIN" DONT UNE NOUVELLE EDITION VIENT DE PARAÎTRE CHEZ GEORAMA.