vendredi 31 août 2018

Éden du Voyageur, un jardin très fleuri en fin d'été

Le bassin avec berge humide exubérante
Pour présenter des plantes qui aiment la fraîcheur, il faut que la rive arrière du bassin soit plus basse. De ce fait le sol profite du surplus de l'eau et permet aux plantes de s'épanouir au mieux.
Nympheas hybrides roses et Nymphaea 'Odorata Sulphurea Grandiflora' , le premier est un classique qui est bien mis en valeur par le jaune, originair d'Amérique.
Les Persicaria orienralis assurent une floraison en épis rouge-brique tout l'été. Persicaria Microcephala 'Red Dragon', sur la droite, une polygonacée cousine européenne de la 1ère dont les tiges rouges et les racèmes de fleurs blanches sont similaires à ceux du sarrasin, un autre cousin dont la farine sert pour la fabrication des galettes bretonnes. En août, les hybiscus des marais (Hibiscus moscheutos ), natif de Louisiane complète le festival de couleurs.
La scène est dominée par les Eupatorium purpureum de l'est de l'Amérique du Nord, de la famille des marguerites et très mellifères. Ils fleurissent de juillet à octobre.

Deux associations fleuries pour sol sec
1/En fond, le Cassia floribunda, de la famille des légumineuses, donc capable de capter l'azote atmosphérique et de le transformer en azote minéral.grâce à des champignon hébergés dans des nodules des racines. Cet azote devient disponible dans le sol pour les plantes voisines qui en profitent et fleurissent même par temps sec.
C'est le cas des rosiers fleurette et Pénélope.
2/Le bleu du Perovskia atriplicifolia 'Blue Spire' d’Afghanistan est mis en valeur par le rose des Pelargonium. d'Afrique du Sud
Un massif exceptionnel
Peu de jardin au nord de la Loire possèdent cette année un tel massif car ces plantes détestent le froid et malgré les gelés à -6°C de fin février, elles ont résisté à l’Éden du Voyageur.
Plumbago capensis, bleu ; Leonotis leonurus, orange et Leucadendron 'Safari sunset' aux bractées rouges, 3 sud-africaines frileuses mais à l’irremplaçable floraison de fin d'été.
Pour le compléter, l'irrésistible association : Agapanthe et Amaryllis belladona, encore 2 sud-africaines.



Les secrets pour réussir la culture de toutes ces magnifiques plante, ainsi que leur histoire dans le livre de Michel Damblant, Le Tour du Monde dans son Jardin aux Éditions Géorama
Horaires des visite guidées du jardin
Éden du Voyageur au 02 97 31 63 37









vendredi 23 février 2018

Festival de bruyères à l’Éden du Voyageur en février.


Les bruyères darleyensis ne craignent pas le froid. Issues du croisement des bruyères d’Écosse et des bruyères des Alpes, elles fleurissent de décembre à mars quelles que soient les conditions météo.
La bruyère de Méditerranée (en fond d'image) est moins rustique, les températures sous les -10 C lui sont fatales. Le littoral breton lui convient parfaitement. Seule exigence, comme toutes les autres bruyères, elle demande une taille annuelle après la floraison pour rester compacte.
la blanche Diosma hirsuta  vient de la province du Cap et supporte de courtes gelées. Un peu plus frileux, le bleu Limonium perezii des Canaries demande la protection d'une serre hors gel en hiver. En récompense, il fleurira toute l'année sans discontinuer.

Des Canaries également mais beaucoup plus résistante au froid, Isoplexis canariensis, une sorte de digitale orange à feuillage persistant qui fleurit toute l'année par vagues successives. Celles de l’Éden du voyageur sont issues de semis.
Février est également le mois où s'épanouissent à Belle-Île les Isoetes hixtris et les dernières Ophioglosses du Portugal. Ces plantes minuscules sont appréciées des seuls connaisseurs, proches des fougères, font partie du règne végétal depuis 350 millions d'années. Ce sont des plantes très rares au nord de la Loire mais abondantes à Belle-Île.


Ouverture prévue de l’Éden du voyageur le 2 avril à 10h30.

vendredi 29 décembre 2017

Fleurs d'hiver à l’Éden du Voyageur

Les floraisons abondent encore et donnent un air ensoleillé aux jours gris, notamment grâce aux tons jaunes lumineux des Euryops, du Tagete lemoneii et de l'Acacia bailayana purpurea.













Mais les Erica darleyensis, les Grevillea lanigera, l'Argiranthemum 'Comet Pink' et la prometteuse Erica canaliculta, apportent également une touche rose-mauve qui ravi l’œil.




Beaucoup d'autres fleurs brillent également à l’Éden du voyageur, comme pourront le constater les amoureux de jardin qui assisteront à la visite demain samedi 30  décembre  à 14h30

Renseignements et réservations : 02 97 31 63 37

samedi 9 décembre 2017

Les fleurs de l'hémisphère sud démarrent leur saison à l’Éden du Voyageur

Décembre correspond au début de l'été austral, les plantes qui ne connaissent que le rythme de leurs pays d'origine s'épanouissent donc à cette période.
Plus d'une trentaines de plantes sont encore fleuries à l'Éden du Voyageur; normal, ce jardin est fleuri toute l'année.
 Parmi elles quelques Malvacées et une petite Astéracée d'un bleu céleste.
Alyogyne huegelii,
Australienne frileuse mais qui a résisté aux -4°C de l'an dernier.






Abutilon 
'Patio reddish', obtention horticole
d'une plante sud-américaine, prospère dans un emplacement bien abrité depuis 3 ans et fleurit également en été.


Felicia amelloides, Sud-africaine au yeux d'azur, fleurit longtemps mais craint le froid. Prévoir des boutures dans un local hors gel. En arrière plan, Eica darleyensis épanouies de novembre à mars

.
Lavatera assurgentiflora, Californienne (donc de l'hémisphère nord), adaptée au bord de mer, fleurit pratiquement toute l'année.


Les floraisons se succédent sans interruption, même en hiver à l’Éden du Voyageur. Une visite est prévue le 30 décembre à 14h30

mardi 21 novembre 2017

Les Ophioglosse du Portugal sont sorties sur le littoral de Belle-Île.

Peu de personnes remarquent cette petite plante (2 à 3cm x3mm) à rhizome qui apparaît en automne, produit ses spores en début d'hiver puis disparaît avant l'arrivée des beaux jours.
En général, deux frondes stériles pointues encadrent un épis fertile formé de deux rangs de sacs (sporanges) qui contiennent les spores. Celles-ci sont jaunes et apparaissent un mois environ après la sortie des plantes.

On les trouve sur les zones sablonneuses et les pelouses des coteaux maritimes, comme ci-dessus à Ster Vraz.

"ophiglossum" vient du grec "ophis", serpent et "glôssa", langue, par allusion à la forme de leur épi fructifère. Le nom d'espèce "lusitanicum" vient de "Lusitania", ancienne province romaine de l'Espagne (actuel Portugal).


L'Ophioglosse fait partie de la famille des Ophioglossées qui sont rattachées à la division des Fougères (Pteridophyta)
Elles datent du Dévonien (-360 millions d'années), bien avant les dinosaures!


Dans le Morbihan les Ophioglosse du Portugal sont présentes uniquement dans 5 stations sur les îles dont 3 à Belle-île. L'espèce n'est pas menacée mais protégée dans plusieurs régions.

Appréciez la richesse floristique de Belle-Île grâce au guide: "Découvrir Belle-Île par le sentier côtier" aux éditions Géorama

samedi 28 octobre 2017

Les Passiflores, des fleurs pleines d'enseignement.


La fleur de  Passiflore comprend :
3 bractées ovales vertes(qui protégeront l'ovaire) 
5 sépales qui ressemblent aux pétales mais s'en distinguent par leur emplacement plus bas et une bande verte au revers
5 pétales; une couronne de filaments sur 2 niveaux qui entourent les poches à nectar.
A l'intérieur, un axe nommé androgynophore porte 5 étamines aux grandes anthères ainsi que 3 styles unis à leur base et terminés par des stigmates en forme de clou ou de bouton selon les espèces.





Les missionnaires espagnols du 17ème siècle évangélisaient les Indiens avec l'aide de cette fleur supposée décrire la Passion du Christ.
Les filaments représentaient la couronne d’épines du Christ , 
Les étamines les cinq plaies, 
Les stigmates les clous et le pistil la croix.

La version longue précise que les feuilles lancéolées rappellent la lance du soldat romain qui acheva Jésus et quand il y a des taches rondes sur le revers des feuilles, ce sont les 30 pièces d'argent reçues par Judas.

La plante a été baptisée "Flos de passionis"en latin (comme il se doit) par Nicolas Monardes (1493-1588), un médecin  botaniste espagnol. Le nom a été "confirmé" par le fils de pasteur qu'était Linné qui a "immortalisé" Monardes en lui dédiant une plante aromatique américaine, la Monarde.


Pour en savoir plus sur les Passiflores qui poussent à Belle-Île, il suffit de feuilleter "Découvrir Belle-Île par le sentier côtier " Éditons Géorama ou d'assister à une visite de l'Eden du Voyageur; la prochaine aura lieu le 29 octobre à 10h30. 


mardi 17 octobre 2017

Coral Glow, une passiflore panoramique.

Cette vigoureuse liane à l'éclat de corail m'a été offerte,  il y a trois ans, par Guillaume Jégo de la Pépinière de Porh Gwen ( On y trouve un grand choix de plantes originales bien adaptées à Belle-Île.).

Elle a supporté sans dégâts les -4°C de cet hiver et s'étale maintenant sur les 12 mètres de la façade sud.

Passiflora Coral Glow, est issue de l'hybridation entre plusieurs passiflores des forêts tropicales d'Amérique du Sud, elle n'aime ni le froid ni le vent.





Les passiflores rouges sont pollinisées par les oiseaux type colibri (comme beaucoup de fleurs rouges). De ce fait, afin que les volatiles qui viennent boire le nectar secrété entre les filaments ne repèrent pas l'ovaire qui va contenir les graines, la plante l'a reculé d'une distance supérieure à celle du bec des oiseaux pollinisateurs.




Les passiflores bleues ou violettes ne se donnent pas cette peine, les abeilles n'étant pas granivores.






Les fleurs s’ouvrent du milieu de la matinée jusqu'en en fin d’après-midi. Elles ne durent qu’une journée mais se renouvellent sans arrêt. 

Passiflora edulis aux spectaculaires longs filaments torsadés est encore plus gélive que Coral Glow. Elle pousse dans une des cabanes-serres de l’Éden du Voyageur et donne des fruits de la passion délicieux. Ses fleurs très éphémères (quelques heures) sont sans doute capables de s'auto-polliniser car à peine fleurie, elles commencent à développer le fruit.



Pour en savoir plus sur l'histoire des plantes de nos jardins, il suffit de feuilleter "Le Tour du Monde Dans son Jardin" Editons Géorama ou d'assister à une visite de l'Eden du Voyageur; la prochaine aura lieu le 25 octobre à 14h30.